vendredi 8 février 2013

Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires
John Green 
Editions Nathan

Elle a 16 ans, il en a 17. Ils vont se rencontrer à une réunion de soutien pour les jeunes ayant le cancer. Hazel, la narratrice, est atteinte par un cancer de la thyroïde en face terminale, qui a atteint ses poumons au point qu'elle ait besoin constamment d'être alimentée en oxygène par un réservoir. Pendant une séance, elle rencontre Augustus, qui a perdu une jambe à cause d'une tumeur osseuse, et craque pour ce beau garçon. 

Le début est assez drôle. Un humour principalement sarcastique et pince-sans-rire et même la douleur exacerbée de certains est toujours contre-balancée et disséquée par les autres personnages de façon à ce que le lecteur prenne du recul et sourit

Les personnages sont des adolescents marqués par la vie et qui ont sans doute grandit trop vite. Par là même, le texte ne va pas vers la facilité, pas de langage familier, cela ne correspondrait pas à nos héros. Hazel et Augustus ne correspondent pas au modèle standard adolescent et c'est tant mieux. 
 J'ai particulièrement aimé comment ces deux personnages principaux parlaient d'un livre qui leur était cher. A partir de ce moment, le récit est devenu encore plus crédible et réaliste; Augustus et Hazel m'ont semblé vivants.  
Quant aux personnages secondaires, ils sont tout aussi marquants, surtout les parents d'Hazel qui m'ont beaucoup touchée. 

L'auteur écrit remarquablement bien. C'est un roman sur les grandes questions de l'existence. Au delà de la tragédie amoureuse de deux jeunes gens en phase terminale, c'est une ode à la vie. Un roman intense qui nous invite à la réflexion.  

C'est un livre magnifiqueDur, triste, bouleversant mais formidable

Je l'ai déjà lu deux fois. La première fois, j'ai commencé par la deuxième partie avant de lire le début. En fait, je savais que je risquais de pleurer alors je voulais évacuer la partie difficile avant tout. Puis  une semaine après, j'ai repris le livre et j'ai savouré, adoré et pris une claque devant la puissance du récit. Même lorsque c'est triste, cela reste drôle. John Green a un talent. Ou plutôt des talents, le talent de nous faire aimer ses personnages, le talent de nous faire rire même lorsque plane la mort, le talent d'avoir écrit un roman aussi beau et aussi fort que Nos étoiles contraires. 

"J'ai voulu plus de temps pour qu'on puisse tomber amoureux. Mon voeu a été exaucé. J'ai laissé ma cicatrice." 

3 commentaires:

  1. Wahou quelle chronique ! J'adore et évidemment tu augmentes mon désir de le découvrir ! :)

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  2. Contente qu'il t'ait plu à toi aussi ! J'avais juste adoré et d'ailleurs je pense que je le relirai en VF aussi. :P

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  3. John Green est un Dieu ! je vais vraiment commencer à lui vouer un culte. ;)
    As-tu lu d'autres de ces livres ? ^^

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