mercredi 31 janvier 2018

Rosie et Moussa : La Rencontre

Rosie et Moussa, tome 1 : La Rencontre 
Michael De Cock
Judith Vanistendael
Editions Bayard Jeunesse
Rosie déménage avec sa maman de l'autre côté de la ville : le bout du monde pour cette petite fille qui découvre un univers inconnu...
Ici, tout est différent : l'immense tour où elle va vivre semble infinie, les escaliers interminables, et le gardien déteste les enfants.
Heureusement, il y a Moussa, un garçon de son âge qui connaît l'immeuble comme sa poche.

Il y a une tendresse et une justesse dans ce récit qui m'ont beaucoup touchée et me l'ont fait aimer énormément. Pour une fois, les enfants font bien leur âge, ils parlent comme parleraient les jeunes lecteurs et ont des joies simples. 
Moussa est un gamin espiègle et sensible qui nous amuse. Il a un chat qu'il a appelé Titus et qu'il fait passer pour un chien. Rosie vient d'emménager, la tristesse pèse sur elle et un mystère plane autour de l'absence de son père (un divorce ? un décès ?). Une complicité vient vite s'installer entre ces deux nouveaux voisins. Un duo qui s'entend à merveille pour faire des découvertes, s'inventer des histoires, faire des bêtises mais également se rassurer.
«Dans le monde à l'envers, toi tu es noire et moi blanc» reprend Moussa.
Rosie ne s'est encore jamais demandé comment c'est d'être noire.
«et alors, dans la rue, c'est toi qu'on suivra du regard et pas moi, continue Moussa.
- Moi, je ne te suivrais jamais du regard dans la rue ! Il y a des gens qui font ça ? », demande Rosie.
«Ça arrive. Des fois je sens leur regard dans mon dos.
- Faut pas t'en faire, dit Rosie. D'ailleurs, ce que tu viens de raconter n'a pas de sens. Parce que, dans le monde à l'envers peu importe si tu es blanc ou noir, marron ou vert.»
L'écrivain belge Michael De Cock nous campe dans ce récit le portrait tout en finesse de deux enfants qui se rencontrent et apprennent à se connaître. Une amitié entre enfants qui fait fi des différences et réchauffe les coeurs. 
Le roman est richement illustré par les dessins de Judith Vanistendael; des illustrations tendres et pertinentes qui, je trouve, ont des familiarités avec celles du grand Quentin Blake. 
En mai, nous aurons le plaisir de les retrouver dans un second opus. 

édit : je viens de découvrir qu'il existe un film tiré du roman !!  




0 commentaires:

Enregistrer un commentaire